Biographie

Né dans le sud de la France, Éric Maillet entre à l’École des métiers d’art de St-Pons de Thomières en 1972 où il apprendra pendant 4 ans à connaître et à travailler le métal. Il se passionnera avant tout pour le travail brut de la forge, faisant rougir les métaux les plus durs afin de leur donner les formes les plus inattendues.

En 1977, son diplôme en ferronnerie d’art en main, Éric Maillet se découvre d’autres passions : la spéléologie et l’archéologie. Il participera ainsi à une campagne de fouilles archéologiques préhistoriques et gallo-romaines en Andalousie et en Languedoc. Cette rencontre avec les artistes du passé influencera grandement son art.

Quelques années plus tard, sa première visite au Canada l’amènera sur la réserve de Mastheuiash au Lac St-Jean où il travaillera avec des jeunes innus du village. Cette expérience empreinte de traditionalisme et d’histoire le fascinera et lui permettra ainsi de garder des relations étroites avec le peuple Innu. De plus, la rencontre de peintres tels Diane Robertson et Marc Siméon contribuera grandement à l’évolution de son art.

Amoureux de ce pays, Éric Maillet s’y installe définitivement et aménage aux Bergeronnes au Québec un premier atelier de forge où il créera des pièces d’usage domestique et décoratif qui feront l’envie de plusieurs décorateurs d’intérieur avec qui il collaborera à la conception de pièces originales et uniques.

En 2003, il investit des sommes considérables pour la construction d’une forge plus fonctionnelle, un bâtiment indépendant où il peut s’adonner à sa pratique artistique toute l’année. Il abandonnera ainsi la conception de pièces décoratives pour se consacrer davantage à la création de pièces d’envergure, puisant ses matériaux de la mer ou d’éléments recyclés. Passionné par le fer, il ose en intégrant dans ses créations des éléments tels la pierre, le bois flotté, les os de baleine, le bronze et le cuivre.

En 2003, il collabore avec un artiste chilien, Talo, récompensé par la médaille PICASSO de l’UNESCO pour l’ensemble de son oeuvre. Tous deux créeront une sculpture (exposée devant l’hôtel Tadoussac) pour le Club international des plus belles baies du monde. Cette expérience lui permettra de poursuivre sa recherche des matériaux et des techniques pures visant l’acquisition de sa propre identité artistique. Il créera aussi les trophées pour les prix d’excellence en culture pour le conseil régional de la culture de la Côte-Nord.

Éric Maillet se consacre exclusivement à son art depuis 2004, il sera choisi parmi quatre artistes venant de région différente du Québec pour créer et réaliser pour PARC CANADA le trophée "Rosaire Corbin". C'est en 2004 qu’il enseignera la sculpture dans des écoles de la Côte-Nord. Les enfants seront émerveillés par cette rencontre, qui teintera l’inspiration d'Éric Maillet d'une fraîcheur enfantine trop souvent disparue chez les adultes. Il a présenté une exposition (« Traces de cultures ») au Musée régional de la Côte-Nord de Sept-Îles, du 22 juin au 30 septembre 2005 et qui a attirée plus de 1200 visiteurs très enthousiasmés en juger les nombreux commentaires.

En mars 2006 le conseil des arts et des lettres lui remet une bourse (fond régional pour la Côte-Nord) pour implanter une sculpture qu’il réalisera et qui soulignera les échanges et rencontre entre les différents peuples qui se croisent dans les villes portuaires. Le musée régional de la Côte-nord ainsi que le diffuseur Télé Québec seront partenaire avec M. Maillet. Télé Québec produira un film documentaire sur l’évolution du projet
Pour plus de détails consulter la page évenement.


Plusieurs sculpteurs, comme Pablo Gargallo, Giacometti ou Jean Cardot me touche et m’inspire par leur travail respectif. Pablo Gargallo est celui à qui je loue une admiration plus forte de part ses médiums (le métal et le cuivre) qu'il se sert pour travailler, de plus Gargallo se servait d'une forge pour donner formes à ses sculptures, Miro, Modigliani apporte une touche de couleur à mes réflexions.


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